Le sixième sommeil / Bernard WERBER

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PHASE 1 : Assoupissement
PHASE 2 : Sommeil léger
PHASE 3 : Sommeil lent
PHASE 4 : Sommeil très profond
PHASE 5 : Sommeil paradoxal
PHASE 6 : Le sixième sommeil.
Celui de tous les possibles.

 

Ce livre faisait partie de ma liste « à lire » depuis sa sortie en 2015. Aux oubliettes les critiques haineuses trouvées sur le net, écrites par d’obscurs et vindicatifs pseudo-analystes : j’ai enfin pu me faire ma propre opinion sur ce roman.

J’ai relevé pour ma part les points forts suivants :

  • Le sujet tout d’abord : le sommeil. « Nous passons un tiers de notre vie à dormir. Un tiers. Et un douzième à rêver ». Sensationnel, et je le pense vraiment (d’autant plus après avoir lu ce livre et appris plein de choses !), c’est la clef de bien des maux de notre société actuelle. On parle de bien-être : le bien-dormir en est une partie majeure. Sans « bon » sommeil, comme on peut le voir dans le livre, il n’y a pas de bon apprentissage, il est impossible de bien se concentrer, notre capacité de régénération en est affaiblie, notre humeur s’en ressent, et notre espérance de vie également.
  • La capacité de l’auteur à lier sciences et fiction, dans une symbiose qui rend le sujet, d’ailleurs d’actualité, vraiment intéressant. C’est la première chose qui m’a attiré chez cet auteur, et c’est en partie ce qui continue à me faire vibrer, et à me motiver. Le monde de l’imagination est immense, il fait peur, et pouvoir se raccrocher à ce mousqueton de sécurité permet d’apprécier l’inconnu. La signature de Werber quoi !
  • J’ai été ravie d’en apprendre plus sur la Malaisie et sur le peuple des Sénoïs. L’éloignement géographique et sociétal de ce peuple par rapport à nous, Occidentaux habitués à la démesure et à un flux constant et viral d’informations via tous nos écrans et moyens de communication, m’a titillé. Et m’a fait réfléchir. Bien sur, c’est un sujet qui me trotte depuis longtemps dans la tête. Nous avons trop tendance à nous oublier nous même, au profit de ce monde, certes moderne, mais totalement factice et numérique. Se recentrer sur soi, que ce soit au moyen du sommeil et/ou de la méditation, et un luxe que très peu de personne s’offre. C’est une grosse erreur, que je m’efforce de plus en plus de corriger dans mon cercle familial et social… Mais les habitudes ont la vie dure et je me rends compte que sans réelle motivation, c’est du vent pour pas mal de personnes !
  • Les premières pages : lorsque Caroline Klein fait preuve de toute sa splendeur et de son éloquence, on est totalement transportés –> j’adore les personnages charismatiques comme elle !

Par contre, quelques POINTS FAIBLES m’ont empêché d’être à 100% dedans, et de le dévorer d’une traite, comme je l’ai fait par exemple pour les Fourmies :

  • Je suis toujours un peu déroutée par son changement de rythme assez chaotique (des bonds de plusieurs années dans le temps, des années passées au même endroit avant que subitement, on ne bouge à l’autre bout du monde pour y rester à nouveau plusieurs années…).
  • Le personnage principal : il aurait pu être attachant… mais finalement ne l’est pas du tout, à mon sens. En fait, je pense que son côté borné et un peu faiblard m’a énervé. Le gars est capable de faire du rêve lucide, sa mère l’a, depuis tout petit, habitué à bien rêver, à bien se reposer, et il sait qu’elle est à 2 doigts de faire une découverte capitale sur le monde des rêves, mais il met quand même des semaines à croire son propre inconscient lorsque celui-ci l’avertit : il lui faut la carotte pour faire avancer le baudet car sans menaces, pas d’action. De plus, je n’ai pas du tout saisi le sens de son histoire avec cette ténébreuse Justine : pour moi ce passage là est vraiment de trop, pas vraiment constructif si ce n’est pour montrer le personnage de Jacques s’enliser dans sa médiocrité du moment… Justine est une sorte de sangsue, accro (au sexe et à la drogue), qui refait le monde sans s’en approcher, et qui se détourne de Jacques à la première occasion : je déteste littéralement ce genre de personnage (mais elle m’a marqué…). Par contre, j’ai aimé sa façon à lui de dépendre des femmes fortes : on ne parle que de l’inverse depuis des millénaires, mais sans les femmes qui l’entourent (Catherine, Shambaya, Charlotte…) il ne serait pas allé bien loin, le bonhomme.
  • Le style était un peu trop simple, et certains dialogues manquaient de profondeur, contrairement à d’autres (généralement lorsque Catherine était dans le coin… !).

Malgré ces points à revoir, j’ai bien aimé la fin (même si *** ALERTE SPOILER *** le réveil de Catherine m’a clairement laissée sur ma faim…) : la lumière s’éclaire, et on voit qu’encore une fois, tous les éléments étaient sous nos yeux d’humains qui ne savent rien voir depuis le début !

Si je devais attribuer une note à ce livre, ce serait probablement un 13 ou un 14/20 : il ne fera pas partie de mon top 10 des livres que j’ai adoooooré, mais il appartient tout de même aux livres qui 1) m’ont appris des choses (et la connaissance, c’est inestimable), et 2) me laisse une drôle d’impression, comme si ma vie avait un tout petit peu évolué, en bien.

J’avoue qu’entre ce livre et le début de mes séances de sophrologie, j’accorde maintenant infiniment plus d’attention à la qualité de mon sommeil ! 🙂 Et vous ?

 

Ma note : 14/20

via Lecture au coin du feu

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