Le chant de l’océan / Marie-Bernadette DUPUY

Marie-Bernadette Dupuy est une auteure de terroir française dont j’apprécie énormément le travail et l’imagination. Le chant de l’océan est d’ailleurs le premier de ses romans que j’ai lu. Paru en 2013, le livre raconte, au cours de ses 450 pages, la vie de la jeune Violaine, petite fille du bord de mer en Charente-Maritime, touchée par le malheur de la perte de ses deux parents. Elle est recueillie par la sœur de sa défunte maman, son mari et ses enfants, une famille abjecte qui l’accueille, à contre-cœur, pour la pension qu’elle leur rapporte. Au cœur des montagnes pyrénéennes, loin de son océan bien-aimé, la jeune Violaine va grandir, avec pour seule amie Sidonie, une guérisseuse espagnole, qui va peu à peu lui redonner goût en la vie et en l’espoir.

Le chant de l'océan par Dupuy

C’est avec un immense plaisir que j’ai dévoré, plusieurs fois, ce roman. L’auteure parvient à nous tenir en haleine, à nous transporter dans la vie de cette enfant que le destin n’épargne pas. Entre 1928 et 1945, Marie-Bernadette Dupuy parvient à nous décrire la vie des gens de l’époque de l’entre deux guerres. Force est de constater qu’elle est magnifiquement parvenue à m’arracher quelques larmes des yeux.  C’est une belle histoire, empreinte à la fois de force et de tendresse, qui m’a faite sourire lorsque j’en ai refermé la dernière page, et qui m’a laissé un souvenir impérissable. D’ailleurs, j’ai par la suite dévoré certains autres de ses romans, de la saga de la famille Roy (Le Moulin du Loup, Le Chemin des Falaises, Les Tristes Noces, La Grotte aux Fées…) à la série des Bories (L’Orpheline du Bois des Loup, La Demoiselle des Bories). A chaque fois, je suis époustouflée par les détails qu’elle insuffle à ses œuvres : on s’y croirait, le décor surgit devant nos yeux comme dans un film, mais mieux encore car l’imagination garde sa part d’indépendance.

Dans le chant de l’océan, on assiste à une multitude de petits et grands bouleversements, on suit avec délice le passage de Violaine de l’enfance à l’âge adulte, et chaque chapitre est si juste qu’il nous touche en plein cœur. Tous les personnages, excepté la famille de la mégère tante de Violaine, sont attachants, et on a l’impression de les connaître personnellement. Aussi si un malheur survient, c’est comme si nous perdions quelqu’un pour de vrai… C’est un exploit de la part d’un auteur, que de parvenir à nous faire ressentir autant d’émotions. Un bijou que l’on a pas envie de lâcher, même après avoir lu la dernière phrase ! Je vous le recommande vivement, si vous n’avez pas encore compris !!

Les recherches pour écrire des livres de terroirs prennent énormément de temps, et je suis impressionnée car il n’y a pas un ouvrage en dessous d’un autre, cette femme est tout bonnement un génie de la littérature française contemporaine et historique.

 

Ma note : 17/20

via Lecture au coin du feu

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