Waylander (Tome 1) / David GEMMELL

 » LE ROI DRENAÏ A ETE ASSASSINE.

Une armée d’envahisseurs déferle sur le pays, avec pour mot d’ordre de tuer hommes, femmes et enfants.

MAIS TOUT ESPOIR N’EST PAS PERDU.

Il repose sur les épaules de celui que la nation surnomme Waylander. Seul, il va s’aventurer en territoire nadir pour retrouver la célèbre Armure de Bronze, symbole de liberté.

Mais peut-on faire confiance à ce Waylander ?… Après tout, c’est lui qui a assassiné le roi. « 

Un ami m’a fait découvrir David Gemmell l’an dernier, et depuis… j’ai dépensé des sous pour acheter une bonne partie de ses œuvres !!! Et j’ai littéralement adoré la saga de Waylander. Un univers avec son lot de surprises et de promesses (TENUES !!!).

Terminé, le bon héros nimbé de bonnes intentions. Envolés le récit lent et les actions en dents de scies. Et bonjour le style anti-héros de jeux vidéos que j’adore, l’ambiance détonante et le rythme effréné ! On est en présence d’une ambiance « dark », violente, réaliste, avec des dialogues prenants, pleins de sous-entendus mais accessibles. Réalistes. On vit le livre et les aventures du héros, à travers un récit constamment haletant, on assiste à des combats épiques, à des atrocités sans nom et à des questionnements sur son soi profond. Malgré un contexte économique et politique vu et revu, Gemmell réalise l’exploit de ne pas être lourd dans la description de ces aspects classiques, et s’attarde davantage sur ce qui fait sa force : un style avant-gardiste, des personnages limite excentriques, et des actions d’enfer.

Honnêtement, le personnage de Waylander me fait penser à Gerald de Riv (du jeu The Witcher). Je me le suis représenté de la sorte, et tout au long des récits, cette image sombre et charismatique m’a accompagnée (ce qui n’était pas sans me déplaire !). L’auteur parvient à laisser planer le doute sur son personnage : ambigu, voire totalement paradoxal, il est entouré de mystères, qui se lèvent peu à peu au fil du récit, mais pas totalement. Son côté torturé m’a interpellée, mais pas torturé à se morfondre sur lui-même : torturé et qui s’oblige à avancer, et à être le meilleur pour survivre. La vengeance est toujours le meilleur des moteurs. Ses relations avec les autres personnages, notamment Danyal et Dardalion, évoluent au travers des pages. Une chose m’a frappée : l’humour noir, sordide, qui pimente les dialogues entre les personnages, rendant un trait humain à Waylander qui est une véritable machine à tuer. Un bijou. Ses armes sont également pleines de promesse de mort, et il manie l’arbalète à double flèche (trop classe…… !) avec brio. C’est l’anti-héros dans toute sa splendeur, qui se lance dans une quête symbolique, en quête de rédemption pour toutes ses erreurs passées. Le personnage de Danyal est également intéressant, même si au début je l’ai trouvée antipathique. Puis au fur et à mesure que l’auteur la dévoile, elle devient attachante. Finalement c’est une femme forte, qui sait se jouer des travers masculins pour obtenir ce qu’elle veut. Son instinct de survie est assez dingue. Par contre, j’ai apprécié qu’on soit loin du cliché de la demoiselle en détresse, cruche et creuse. Elle est pleine de vie, et elle a le feu en elle. Enfin, Dardalion est un comme l’autre facette de Waylander. Torturé par une part sombre à laquelle il ne peut rien. Et à laquelle il succombe, alléluia ! Très discret, ce qui s’accorde avec sa fonction de prêtre, c’est un personnage que j’ai trouvé harmonieux malgré son évolution paradoxale. C’est un personnage humble qui s’exprime de plus en plus et qui prend ses responsabilités, après une vie d’humilité à se chercher.

Attention, j’ai dit que le livre était ponctué d’actions haletantes et auxquelles on ne s’attend pas forcément, mais ce n’est pas que ça. J’ai aimé que le récit ne soit pas seulement celui des actions qui se déroulent dans le temps et dans l’espace, mais également celui des questionnements des personnages principaux, de leurs espoirs, de leurs erreurs et du pourquoi de leur quête. En soit les éléments du récit sont simples : la mort d’un monarque, une invasion ennemie, un château à défendre, un homme pour y parvenir. Mais Gemmell a organisé cela avec intuition et, comme un orfèvre, a construit un monde passionnant et ciselé avec finesse : suspense, rebondissement auxquels on ne s’attend pas, même si au fil du récit, on devine la ligne principale suivie par l’auteur, ce qui n’est pas du tout désagréable, car sans cela, on serait un peu perdu parmi la multitude de détails croustillants qu’on nous offre sur un plateau d’argent.

Les batailles, épiques, sont si bien rapportées qu’on s’y croirait. L’auteur ne lésine pas sur les détails sanguinolents, rendant ses propos bien plus percutants. Les moments de haute tension se marient à la perfection avec les moments plus calmes d’une bataille, durant laquelle il faut s’occuper des blessés et reprendre des forces. On ressent les peurs des combattants, leurs soucis et leur fidélité à leur camp. La brutalité du style d’écriture, tout en restant clair et précis, entraîne le lecteurs dans le monde Drenaï, sans concession, et avec un panel complet d’émotions.

Si j’avais un point négatif à soulever, ce serait simplement la simplicité et la facilité avec laquelle Danyal, une jeune actrice, maîtrise l’art de l’épée et du couteau en deux temps trois mouvements.

En bref… Je me suis bien régalée avec ce roman de fantasy, un tantinet psychologique, plutôt à destination des adultes d’ailleurs, et c’est tout ce que je lui demandais. C’est un ouvrage complètement différent des romans de quête et de fantasy que j’ai lu, et cela donne un souffle nouveau au genre. En quelques mots : grisée et complètement accro !!

Ma note : 16/20

« Il ne faut pas de courage pour mourir. En revanche, il faut du cran pour vivre. »

via Lecture au coin du feu

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