Sans un bruit – 2018

Je sors de la salle de cinéma. JPP !!!

Je ne suis pas friande de films horrifiques / angoissants / avec des créatures étranges et mauvaises / avec du sang / de ceux qui donnent mal au ventre. Mais alors, même si celui-ci regroupe les critères cités précédemment, j’ai vraiment beaucoup aimé Sans un bruit, de son nom original A quiet place!

Le synopsis est très simple : des monstres à l’origine inconnue massacrent la population. Ils sont aveugles, paraissent invulnérables, et ont une ouïe sur-développée. Pour survivre, il ne faut donc pas faire de bruit au risque de les attirer… L’entre-aide , et l’attention, cruciale. Chaque geste quotidien, réalisé sans la moindre attention, devient une épreuve de délicatesse et de minutie.

Dans son genre, il est extrêmement bien mené. Il touche évidemment le sens le plus utilisé au cinéma, l’ouïe, puisque comme son titre l’indique, les personnes que l’on suit ne doivent pas faire de bruit, sous peine d’attirer l’attention de ces créatures (hideuses soit dit en passant, mais extrêmement bien numérisée) sanguinaires et violentes qui ne s’embarrassent pas des formalités de politesse humaines. Le film se joue  merveilleusement du bruit dans une étude sonore rigoureuse et intéressante, car autant vous dire que vivre sans faire un bruit est mission quasi impossible… Le film n’est pas muet d’un bout à l’autre, et j’ai trouvé intéressants les choix de la réalisation quant à l’alternance de bruits et de silences, surtout lorsqu’on s’intéresse à la petite fille sourde dont le silence est le quotidien.

Un mélange de suspense et d’émotions humaines qui émergent au fil de Sans un bruit en font une bombe, en tous cas pour moi, qui ne suis pas très habituée à ce genre. Je trouve intéressant de voir comment le réalisateur a réimplanté des actions et des passages de vie de tous les jours en les adaptant à une situation apocalyptique et sans véritable issue : le deuil d’un enfant, la crise d’adolescence, la maternité, la disparition de l’insouciance de l’enfance, les responsabilités accrues, l’entraide, la culpabilité…

La tension est à son comble (je me suis souvent caché les yeux !) à intervalle régulier sans être redondante.  J’ai aimé ce film, qui m’a marqué par sa capacité totale d’immersion : je crois avoir retenu ma respiration de la scène d’introduction jusqu’à la dernière image, jouissive !

Ma note : 14/20 [+1 pour le casting incroyable !!!]

L’avez-vous vu ? Qu’en avez-vous pensé ?

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