Red Sparrow – 2018

Résumé Allociné trop peu parlant à mon goût, je vais donc éclairer vos lanternes !

Film d’espionnage de 2018 réalisé par Francis Lawrence, Red Sparrow relate l’histoire d’une danseuse ballet qui voit sa carrière prometteuse brisée à la suite d’une fracture du tibia – blessure sciemment infligée par son partenaire lors d’une représentation.

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Prise d’un pétage de plombs, elle va les tabasser, lui et sa remplaçante. Son oncle (haut placé au sein du gouvernement russe) lui donne alors le “choix” : intégrer un équipe d’espions d’élite, les moineaux, permettant ainsi à la jeune fille de pouvoir continuer de payer le traitement de sa mère malade, ou aller en prison. Choix difficile, n’est-ce pas ? Dominika, car tel est son nom, va alors intégrer une école spécialisée dans la formation de ces moineaux. Une véritable volière où la jeune fille apprendra à user de ses charmes pour parvenir à ses fins.

 

C’est en tous cas ce que promet la bande d’annonce du film. En fait, celui-ci va beaucoup plus loin. Le film a un rythme qui lui est propre. Je l’ai trouvé très différent des autres films du genre. Il a une atmosphère sombre, funeste, mais grâce à une réalisation sobre, limite classique, le temps passe vite, malgré les 2h20 de film.

 

J’ai immédiatement été happée par plusieurs choses. Le jeu des acteurs, tout d’abord : assez important pour rendre attractif un film ayant des relents de guerre froide 30 ans après, l’ensemble tournant autour du personnage et de la personne de Jennifer Lawrence. Le réalisateur, qui connaît bien l’actrice pour l’avoir révélée dans sa série des Hunger Games, la retrouve cette fois non plus avec airs d’adolescente, mais avec son corps et sa splendeur de femme. A travers le personnage de l’oncle de Dominika, il suscite l’intérêt autour de l’actrice principale, en déconstruisant son personnage, en la confrontant à des actes abjects et décadents. Il parvient à la déshumaniser, pour mieux la manipuler : situations parfaitement malsaines, images crues, tout est en place pour libérer la bête asservie.

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Personnellement, je m’attendais à un film blockbuster américain du type Salt. Et finalement, la bonne surprise, comme qui dirait ! On est pas dans le film d’auteur, mais on a tout de même une sorte d’intimité, où, malgré un scénario archi classique, le comment du pourquoi est bien amené. Sur un film si long, ils peuvent bien prendre le temps de planter le décor, ce qui permet au film de se dévoiler pas à pas, sans se donner entièrement au spectateur dès le début.

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Évidemment, j’ai quelques points qui me restent en travers de la gorge, à commencer par… les CLICHÉS présents dans ce film ! Entre vodka, toque en fourrure, ballerine, jeunes femmes hyper sexualisées et maquillées (il y a un petit air de cliché des prostitués de l’Europe de l’est, là, non ?) et un gouvernement véreux, où tout se règle soit à coup de kalachnikov, soit à coup de torture dans des endroits sombres, humides et où la lumière grésille… rien ne manque ! Bon, me direz-vous, on ne peut pas s’attendre à autre chose de la part d’un film américain sur les russes avec une morale anti-russe. Welcome back to the Guerre Froide, hein ! Le parallèle American Dream et URSS sous-jacente était so easy.

Le patriotisme russe n’est néanmoins pas assez présent dans l’esprit de Dominika, qui préfère à la fin se ranger du côté des américains tout gentils, tout mignons, car on sait bien qu’aux États-Unis, ils sont tous proches de leurs valeurs et de leurs familles, et qu’ils ne feraient pas de mal à une mouche morte… LOL !

Ha ! On me dit dans l’oreillette que j’omets également le coup des jeunes gens envoyés dans une école spécialisée dans l’espionnage et le renseignement, et où on ne leur enseigne qu’à utiliser leur corps de façon charnelle… Glauque, flippant et morale plus que douteuse, vous ne trouvez pas ? En plus, n’existe-t’il pas d’autres moyens, du type manipulation psychologique ou violence physique par exemple, que la frustration sexuelle ? A ce propos, j’ai trouvé bien que la réalisation gravite autour de l’effet que produit Dominika sur les hommes… tout en faisant ressortir le fait qu’à tous moments, elle n’est ni à l’aise, ni totalement offerte. Non, elle le fait car elle doit le faire, mais nul besoin de commenter le fait qu’elle arrive à faire en sorte de se donner sans le faire, et qu’elle ne cautionne en rien ces regards sur son corps.

 

Ressemble amusante (ou pas…) : l’acteur jouant l’oncle de Dominika, Matthias Schoenaerts, réussi l’exploit de parvenir à ressembler à Emmanuel Macron tout en étant une reproduction quasi physiquement parfaite de Vladimir Poutine… S’il n’y a pas baleine sous gravillon, là !! !

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Red Sparrow réussit à être un film à la fois intime et ostensiblement impersonnel, qui sait rendre ses scènes inconfortables, où finalement, le personnage de Jennifer Lawrence est seul sur bien des plans de caméra. Délaissée par tous, mais espionnée sans relâche ? Je ne spoilerai rien, mais étant hyper crédule comme nana, je ne m’attendais pas du tout à la fin. En face de moi, j’avais Monsieur K., qui lui devine tout, et qui n’avait pas vu venir cette fin non plus ! Fin assez jouissive j’ajouterai, et bien que le personnage concerné soit une enflure de la pire des espèces, j’ai quand même réussi à presque le plaindre jusqu’à la fin ! Entre calcul, vengeance, possession et domination, on voit en Dominika un puits presque sans fond de ressources et de volonté… Petit moineau deviendra aigle ? Badass !!!

Pour finir, c’est un film violent, dont je comprends et approuve l’interdiction au public de moins de 12 ans (un vrai minimum…….. !) : plusieurs fois, je me suis surprise à retenir mon souffle d’effroi, à détourner le regard de dégoût et à respirer bruyamment de douleur pour le personnage à l’écran…

Ma note : 14/20

Et vous, avez-vous aimé Red Sparrow ? Qu’en avez-vous pensé ? N’hésitez pas à laisser vos impressions en commentaires, et à aimer ce contenu ! 🙂 Bisous !

2 commentaires sur “Red Sparrow – 2018

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  1. J’ai lu le bouquin avant de voir le film, et il y a pas mal de différences, notamment la fin ! Le bouquin met du temps à démarrer, mais après le premier quart il devient prenant ! Sinon j’ai bien aimé le film, et j’ai trouvé que Jennifer Lawrence incarnait très bien le personnage de Dominika.

    Aimé par 1 personne

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