Le silence des agneaux | 1991

Chose promise, chose due ! Bon, évidemment, ceux qui ne me suivent pas sur Instagram ne savent absolument pas de quoi je parle !

Le jeudi soir est devenu depuis quelques temps, non plus synonyme de soirées étudiantes (oui, cette époque est finie… 😞) mais plutôt soirée ciné culte (pourtant je ne suis pas si vieille !!!).
Et jeudi dernier, j’ai eu le bonheur (et la boule au ventre qui accompagne ce chef-d’œuvre du genre !) de revoir Le Silence des Agneaux, pour la première fois projeté en salles en 4K.
Alors bon, autant vous dire que, même en connaissant l’intrigue et la fin, ça ne m’a pas empêché de broyer la main de Monsieur K. dans les moments d’apothéose de l’angoisse.

Pour celles et ceux qui seraient passés à côté de ce monument du cinéma, en voici un bref synopsis : un serial killer sévit en Virginie du Nord, s’attaquant à des femmes fortes qu’il retient plusieurs jours avant de les tuer, de les dépecer et d’abandonner leur corps dans une rivière. Afin d’arrêter au plus vite ce tueur, le FBI fait appel à une jeune agent en passe de terminer sa formation et souhaitant se spécialiser en psychiatrie et criminologie. Celle-ci va tenter de comprendre les intentions et les motivations de celui que la presse surnomme Buffalo Bill, en approchant un ex-psychiatre enfermé depuis plus de huit ans sous très haute surveillance dans un institut psychiatrique, le célèbre et terrifiant Dr Hannibal Lecter, aussi appelé Hannibal le Cannibale.

Le Silence des Agneaux ? C’est 5 oscars majeurs (rien que ça… film, réalisateur, actrice, acteur, adaptation), plus de 270 millions de dollars de recettes, des dialogues devenus cultes et une ambiance particulière unique qui a fait frissonner des générations. Interdit aux moins de 16 ans, C’est un film angoissant, que dis-je, carrément terrifiant, qui explore les zones troubles de l’âme humaine.

Le Silence des Agneaux, c’est aussi et tout d’abord le deuxième roman d’une série de quatre, écrits par Thomas Harris et dont le sujet principal est Hannibal Lecter. Aussi dangereux et terrifiant qu’il est brillant et cultivé. Aussi monstrueux que génial. Aussi dénué de morale, de remords et de pitié qu’il est sensible à la courtoisie, à la musique et au dessin. Dragon rouge, réalisé par Michael Mann, est le premier film à sortir sur cette saga. Un échec qui s’est, avec le succès croissant de son réalisateur, a été réévalué par la critique. Mais rien à voir avec Le Silence de Agneaux qui, réalisé par Jonathan Demme, a tout de suite suscité un engouement général. Le script d’adaptation du film avait été rejeté par son premier acquéreur, ayant été jugé trop violent. Ce sera également l’avis des acteurs à qui le projet est proposé, je pense notamment à Michelle Pfeiffer et Robert Duvall, à qui il avait respectivement proposé les rôles de l’agent Clarisse Stirling et d’Hannibal Lecter. Et heureusement pour nous, car il nous a permit de découvrir à l’écran le duo Jodie Foster / Anthony Hopkins, et s’il y a quelque chose qui fonctionne c’est bien ça. Pour les besoins du rôle, chacun s’est engagé corps et âme : Jodie Foster a passé des stages au sein du FBI tandis qu’Anthony Hopkins, lui, a assisté à des procès de meurtriers.

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Le Silence des Agneaux, c’est donc ce couple, à travers lequel Jonathan Demme explore la « malaisance » des allusions sexuelles d’un psychopathe ; l’intensité et le nombre incroyable des faces-caméras, sans que mot dire ne soit utile ; des jeux de couleurs et des compositions photographiques qui donnent à ce film cette ambiance si particulière, si intime, si dérangeante ; de longues minutes où l’on entend les personnages haleter, et où l’on a nous aussi l’impression d’étouffer… On passe de la fascination à la séduction, en faisant un crochet par l’honnêteté, la manipulation, et quatre face-à-faces à la hauteur entre les deux personnages principaux. C’est aussi cette liberté prise par les acteurs, cette aisance à donne émotions et sentiments d’un regard. C’est cette prise de décision, par exemple, de la part d’Anthony Hopkins, de ne pas apparaître habillé de la tenue jaune ou d’orange du prisonnier américain type. Non, Hannibal Lecter, lors de SA scène, apparaît tout de blanc vêtu. Tel un ange. A l’issue du film, l’acteur avouera à son réalisateur avoir souhaité donner un aspect chirurgical à la scène, la rendant plus terrifiante encore, car il avait toujours eu la phobie du dentiste… Anecdote rigolote bonsoir ! Et le pire (ou le mieux !) c’est que ça fonctionne à merveille. D’ailleurs, Hopkins était un habitué des rôles pernicieux de ce style (il faut bien avouer qu’il y excelle). Mais Demme lui confiera que pour lui, Lecter est loin d’être un mauvais bougre : « ce n’est qu’un esprit gentil, emprisonné dans un esprit fou« . Voilà qui résume bien le personnage décrié et complexe d’Hannibal Lecter, qu’Hopkins va porter à son paroxysme.

Le Silence des Agneaux, c’est également cette musique, composée par Howard Shore, le fabuleux ! Big, Madame Doubtfire, il est plus communément reconnu pour ses merveilleuses musiques de la trilogie Le Seigneur des Anneaux, et plus récemment, du Hobbit. Il a de plus composé toutes les BO des films interpellants de David Cronenberg, dont il est le compatriote mais également un grand ami. Fortement influencée par les sonorités inhérentes aux films du genre, on peut y retrouver l’empreinte du thème de Psychose, d’Alfred Hitchcock. Mais Shore donne son coup de baguette et y ajoute son univers sombres aux partitions souvent atonales.

La-maison-du-Silence-des-Agneaux-est-a-vendre

Le Silence des Agneaux, enfin, c’est cette scène finale qui te fait saliver d’avance, car tu sais qu’Hannibal va bien manger !!! XD

Voilà, c’était ma chronique sur ce film que j’ai vu pour la première fois assez jeune (j’étais loiiiiiiin d’avoir les 16 ans requis !) et qui m’a marqué comme aucun autre !

Ma note : 20/20

Et vous ? Est-ce que ce film vous a procuré frissons et angoisse ? Qu’en avez-vous pensé ??? Je suis bien curieuse de le savoir !

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