Jeanne d’Arc, jeune fille de France brûlée vive | Max Gallo

Titre : Jeanne d’Arc, jeune fille de France brûlée vive

Auteur : Max Gallo

Date de début : 04.09.18

Date de fin : 20.09.18

Nombre de livres lus : 3/10

 

 

“La guerre de Cent Ans fait rage. Le royaume coupé en deux, promis à l’Angleterre, se déchire. Au cœur de cette France meurtrie, une voix émerge, celle de Jeanne. Jeune fille pieuse, elle entend les saintes l’appeler à être cette Pucelle dont les prophéties font état, celle qui mènera le dauphin Charles au couronnement. Jeanne sacrifie tout à sa foi et entraîne derrière elle quelques paysans, des seigneurs, puis une armée, et enfin le « gentil Dauphin » lui-même.

Pour nous conter l’incroyable épopée de cette jeune fille de France, Max Gallo prête sa plume à l’un des compagnons de route de Jeanne. Tour à tour attendri, sceptique, médusé, cet écuyer assiste à la mue d’une « vachère » en prophétesse aux convictions inébranlables. C’est sous son regard que Jeanne, guidée par sa seule foi, convainc les puissants et conduit le dauphin Charles au sacre. C’est auprès d’elle que nous croupissons en prison, c’est sous nos yeux qu’elle est brûlée vive.” Source : Livraddict.

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Mais alors comment vous dire… j’ai validé la sous-catégorie “Balai Pattes”, et c’était pas gagné !!! Cela fait des années que ce livre traine dans ma PAL, sans que je n’ai saisi l’occasion de le lire. Quelle joie de pouvoir donc l’intégrer à ce PAC !

C’était sans compter le fait que ce récit ne me correspondrait pas du tout. Du coup, ce livre, je l’ai traîné pendant tout le mois de Septembre. J’ai attaqué d’autres livres en parallèle, car je n’arrivais pas du tout à me mettre dedans. C’est un ouvrage écrit par feu Monsieur Gallo, historien, écrivain et homme politique, membre éminent de l’Académie Française. Mais malgré tout le respect dû à ce grand monsieur, une pointure dans son domaine… la lourdeur du style narratif utilisé est palpable. Alors certes, il est très bien adapté aux années 1420, durant lesquelles l’histoire de la Pucelle d’Arc se déroule. Je pense qu’en termes de notions historiques, on est sur quelque chose de très structuré, poussé, véridique. Du high level. Mais, malgré des paragraphes et des chapitres relativement courts, le style nous ont plombés, ma motivation et moi.

J’ai réussi à le terminer, en plusieurs fois et au bout de 20 jours (une éternité pour 350 pages…), mais je n’ai pas vraiment pris de plaisir à ma lecture, ce qui est dommage (mais j’ai remporté ce challenge !). Seules  les 40 dernières pages ont réveillé mon intérêt. J’ai deux théories : 1) soit je me suis habituée au style de Gallo ; 2) soit je me suis rendue compte que j’étais une sadique que la souffrance d’un personnage faisait kiffer (pourtant, j’avais promis que je n’étais pas une psychopathe !). Dans cet ouvrage, il se passe beaucoup de choses, rapportées par Guillaume de Monthuy, un suivant de la jeune fille. Le côté négatif ? Jeanne est uniquement et entièrement focalisée sur sa foi, ses prières, et son objectif de faire du “gentil Dauphin” le roi légitime de France. Et finalement, tout est étouffé par la puissance et la ferveur de cette foi qui pourtant, la caractérisent. Jeanne perdra plusieurs fois courage mais ce n’est pas ce que l’on retient du récit. L’histoire ne devient vraiment intéressante que lorsqu’elle se fait capturer, et juger. Et là j’ai vraiment eu mal au cœur pour elle. Incessamment, elle s’est faite interrogée, violentée, asticotée pour que les anglais puissent avoir la satisfaction de voir brûler cette sorcière, cette hérétique, cette pécheresse qui se disait pucelle de Dieu mais qui, à leurs yeux, n’était que l’instrument du Malin. Pendant presque un an, elle a été enfermée, et durant six mois, ses conditions de vie ont été vraiment très difficiles…

Par contre j’ai apprécié la manière pudique, discrète, dont Jeanne est toujours abordée, mais je n’ai pas du tout aimé la façon de la sacraliser à tout instant : quasiment jamais elle n’est vue comme une personne vivante, mais toujours comme un symbole ou une interprétation de Dieu. C’est voulu, mais ennuyant à mon sens. Et donc, ce n’est pas à mon goût. Néanmoins, ce n’est pas un mauvais livre, c’est simplement le style de l’auteur qui m’a étranglée. Je ne regrette pas de m’être forcée à le lire jusqu’au bout, puisque finalement, c’est quand même une belle leçon d’histoire, et je me suis un peu surpassée, ce qui est toujours agréable pour l’estime de soi !!!

Ma note : 10/20

Je ne peux pas mettre une note plus faible que la moyenne, car objectivement, c’est un bon livre, d’un auteur qui est littéralement un puits de connaissances et une grande personnalité de notre culture française.


Et toi, as-tu lu ce livre ? Qu’en as-tu pensé ?

4 commentaires sur “Jeanne d’Arc, jeune fille de France brûlée vive | Max Gallo

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  1. Oh mince, quand j’ai vu le résumer j’avais vraiment envie de lire ce livre et puis ta chronique m’a coupée tout envie :O J’ai déjà eu ce soucis de style avec un membre de l’Académie Française peut-être qu’ils sont pas si doués pour écrire des livres que ça finalement (bon c’était un peu gratuit contre l’Académie Française…)

    Aimé par 1 personne

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