Première année | 2018

“Antoine entame sa première année de médecine pour la troisième fois. Benjamin arrive directement du lycée, mais il réalise rapidement que cette année ne sera pas une promenade de santé. Dans un environnement compétitif violent, avec des journées de cours ardues et des nuits dédiées aux révisions plutôt qu’à la fête, les deux étudiants devront s’acharner et trouver un juste équilibre entre les épreuves d’aujourd’hui et les espérances de demain.” Source : SensCritique


 

Aujourd’hui, petite chronique ciné sur un film que j’ai vu dimanche dernier. Et pour cause : il parle de la PACES (Première Année Commune aux Études de Santé), que j’ai tenté l’année après mon bac. LOL. Grand bien m’en a pris, puisque cela m’a permis d’acquérir méthode de travail, CAPACITÉ PHÉNOMÉNALE D’INGURGITATION DE DONNÉES, et une licence de bio haut la main (vous ne croyez tout de même pas que je sois restée dans ce monde de fou !). Mais trêve de babillage, et laissons place à la Pau critique.

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Entre ses points forts et ses défauts, c’est un film que je placerais dans le haut du panier des films moyens. Ça a l’air méchant dit comme ça, mais laissez-moi développer.

Première année respecte les codifications du cinéma français. Esthétique : ok, rien à dire, les plans sont beaux, et les scènes bien maîtrisées.

Le choix de l’histoire est très intéressant. On s’intéresse ici, non seulement à la condition des étudiants poussés dans le grand bain sans vraiment savoir nager (à la rigueur, la nage du petit chien) et qui ont un an pour battre Laure Manaudou dans toutes les nages existantes, mais aussi et surtout, à la première année de médecine, réputée pour sa complexité et décriée pour ses abus. Un an qui se résume, en fait, à ces quelques composantes : boulot, numerus clausus, boulot, concours blanc, amphi blindé, stress, boulot, absence de vie, inquiétude de la famille, boulot, craquage de nerfs, tutorat, pause maths, boulot, concours. Espérance et désenchantement. Le film s’intéresse plus particulièrement à deux étudiants, différents et complémentaires. L’un vient d’un milieu aisé et débarque sans trop savoir pourquoi, mais s’avère être un mec dont les facilités te hérisse le poil, toi qui galère. L’autre est un triplant qui est passé à “ça” d’avoir le concours par deux fois, qui vient d’une famille modeste, et qui a la foi en sa vocation.

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Le film retrace bien cette première année, en mélangeant un peu ce qui se passait avant (souvenir du réalisateur : amphi plein à craquer, se battre pour une place, l’appel des candidats un à un pour avoir leur vœu final, les travaux pratiques…) et ce qui se passe réellement maintenant (ou mes souvenirs de 2010/2011 : uniquement des cours en amphi et des travaux dirigés (en amphi aussi), personne à qui parler ou se lier, absence de bordel pendant les cours, pas de bizutage…). Plus qu’une histoire, c’est plutôt un défilé chronologique de l’année à laquelle on assiste, qui respecte bien toutes les étapes : la rentrée, les cours, les révisions, les concours blancs, et ce fameux concours. En deux fois, pour chaque semestre. On assiste à la naissance d’une amitié entre les deux protagonistes, mais j’ai le grand regret qu’on y reste en surface. Les émotions ont du mal à parvenir au spectateur, et si j’ai lâcher une larmichette à la fin, c’est parce que je suis une faible qui pleurerait presque devant Tchoupi. Je regrette également le peu d’humour que l’on trouve dans ce film. Pourtant il y avait matière à faire avec Vincent Lacoste et William Lebghil, nos deux têtes d’affiches prometteuses. D’un autre côté, c’est bien de ne pas être tombé dans le piège du film humoristique, qui tourne en dérision une année importante qui concerne à chaque rentrée un peu plus de jeunes étudiants.

Et malgré tout, c’est loin d’être un mauvais film, même s’il ne rend pas assez compte de la dureté du quotidien de ces jeunes étudiants. J’en arrive rapidement à la fin du film, que beaucoup critique. Je rappelle qu’on est dans un film, et que forcément cela n’arriverait jamais dans la vraie vie (et pourtant, j’ai toujours espoir que le genre humain puisse faire un peu plus preuve d’une telle… humanité tout simplement). Alors oui, j’ai bien aimé que le film se termine sur cette touche humaine. Oui, j’ai bien aimé le risque pris par Benjamin pour aider Antoine à enfin réaliser son rêve, au détriment de son avenir dans lequel il ne sait que faire. Improbable, mais appréciable.

En deux mots, Première année est un film vite vu, pas transcendant mais pas mauvais non plus. Il aurait pu être davantage travaillé, surtout sur le côté psychologique.

Ma note : 11/20

As-tu eu l’occasion de voir ce film ? Qu’en as-tu pensé ? N’hésite pas à partager tes commentaires/impressions !

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