L’Enchanteur | René BARJAVEL

Ah ! La joie de retrouver l’écriture de René Barjavel !

J’étais très contente de trouver une catégorie du Pumpkin Autumn Challenge dans laquelle j’ai pu intégrer L’Enchanteur, que j’ai pris grand plaisir à relire. Ainsi j’ai validé Au détour de Brocéliande ! Ce n’est pas comme si j’étais une grande fan des légendes de la table ronde et de la mythique quête du Saint Graal !!!

“Qui ne connaît pas Merlin ? Il se joue du temps qui passe, reste jeune et beau, vif et moqueur, tendre, pour tout dire Enchanteur. Et Viviane, la seule femme qui ne l’ait pas jugé inaccessible, et l’aime ? Galaad, dit Lancelot du Lac ? Guenièvre, son amour mais sa reine, la femme du roi Arthur ? Elween, sa mère, qui le conduit au Graal voilé ? Perceval et Bénie ? Les chevaliers de la Table Ronde ? Personne comme Barjavel, qui fait le récit de leurs amours, des exploits chevaleresques et des quêtes impossibles, à la frontière du rêve, de la légende et de l’Histoire. Dans une Bretagne mythique, il y a plus de mille ans, vivait un Enchanteur. Quand il quitta le royaume des hommes, il laissa un regret qui n’a jamais guéri. Le voici revenu.” Sens critique.

Cette réinterprétation des légendes arthuriennes place le mythique Merlin l’Enchanteur en tant que personnage central, ce qui n’empêche pas de suivre moult protagonistes au cours du récit. Les chapitres sont courts, et l’on passe sans cesse d’un personnage à un autre, ce qui permet au récit de ne pas être plat, sans pour autant perdre le lecteur. Le livre nous permet de plonger dans le cœur des héros de ces légendes… Outre leurs quêtes et leurs exploits, c’est leurs doutes qui font la force des chevaliers. Qu’est-ce que je suis contente d’avoir relu ce roman !!! Vous ne pouvez pas me voir, mais j’ai le sourire à en écrire la chronique !

J’ai eu l’impression de lire un conte. Pour adultes, certes, car s’il est parfois très lumineux et joyeux, il peut se révéler à d’autres endroits très sombre et sans pitié. Mais un conte tout de même ! Le tout empreint de la poésie inhérente à ce grand auteur français. Fluide, léger, c’est un livre qui se lit tout seul et qui m’a personnellement toujours transportée. Sont abordés les chevaliers les plus importants, mais aussi d’autres héros, moins connus du grand public, mais tout aussi intéressants, tel que Galehaut, personnage que j’ai trouvé attachant. Sûrement à cause de son sang de géant irlandais… ! J’ai également été happée par l’histoire de Morgane, et sa véritable descente aux enfers du Diable… Diable assez présent dans le récit, sournois, la pire ordure que la Terre ait porté, et magnifiquement perdant sur chaque tableau !

Au contraire de son cher et diabolique papa, j’ai aimé voir Merlin comme un génie tout puissant, mais j’ai encore plus apprécié d’en voir les fêlures, celles qui font de lui un homme comme les autres, finalement. Son histoire avec Viviane est la plus belle de toutes, plus belle même que la bien connue passion entre Guenièvre et Lancelot. Car leur est refusé la plus simple expression physique de l’amour, qui ne devrait pas les tarauder autant s’ils étaient vraiment des êtres divins. Et pourtant…

L’une des choses qui m’a le plus marqué dans ce livre, c’est le fait de ne plus aduler le roi Arthur, mais d’en montrer davantage les défauts, dont son absence et son indifférence involontaire vis-à-vis de son épouse qui le mèneront finalement à sa perte. A contrario de Merlin et Viviane, dont l’histoire est belle et inexorable, l’histoire de Guenièvre et Lancelot est plus « brute de coffre », ce qui ne l’a pas empêchée de m’éblouir littéralement… Tant de passion que j’en ai pleuré de leur malheur. Ces deux-là étaient fait pour être ensemble, tout simplement, et tous les pires sortilèges du monde n’y pouvaient rien du tout. Quand le destin s’en mêle… Et ce que je dis là n’est pas profond du tout hahaha !!!

“A l’intérieur de cette page blanche, Guenièvre et Lancelot s’aiment”.

J’ai souris aux évocations modernes de ce conte étrange, aux allusions contemporaines complètement loufoques lorsqu’elles sont placées en pleine époque médiévale. Qui eut cru qu’un supermarché pouvait apparaître au beau milieu d’un village, ou qu’une vieille dame pourrait se nourrir à volonté de boîtes de conserves, étrangement apparues dans son placard ? C’est une chose qui fait la force de Barjavel : sa capacité à lier des choses que tout semble opposer à l’origine. De plus, il y a dans ce livre maintes références à d’autres œuvres littéraires majeures… comme l’oliphant d’Asie que Merlin offre à Viviane. Vous savez, l’oliphant, cet énorme pachyderme né de l’imagination de Monsieur Tolkien en personne !

Je terminerais cette chronique par la phrase suivante, qui porte mon ressenti vis-à-vis de cette œuvre et de toutes les autres : Barjavel a un talent inouï pour vous rendre… l’espoir.

Ma note : 17/20

Et vous, avez-vous déjà lu L’Enchanteur ? Qu’en avez-vous pensé ?

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