La jeune fille et la nuit | Guillaume Musso

Côte d’Azur, Hiver 1992

Une nuit glaciale, alors que le campus de son lycée est paralysé par une tempête de neige, Vinca Rockwell, l’une des plus brillantes élèves de classes prépas, s’enfuit avec son professeur de philo, avec qui elle entretenait une relations secrète. Pour la jeune fille, “l’amour est tout ou il n’est rien”.

Personne ne la reverra jamais.

 

Je ne vous mets sciemment que cette partie du résumé de 4ème de couverture car je trouve que le reste en dit beauuuuuucoup trop !!!! Et que ce sont ces petites phrases qui m’ont donné envie de lire le livre, pas le reste !

J’ai vu des avis plutôt mitigés, mais dans l’ensemble plutôt vers le haut du panier… Personnellement, j’ai trouvé des points positifs et des points négatifs au livre, mais l’impression globale que j’en retiens, c’est qu’il m’a plus ou, au moins, un peu réconciliée avec Guillaume Musso ! Après plusieurs années sans lire ses livres, je m’étais plongée dans Un appartement à Paris, que j’avais… pas détesté, mais qui m’avait très clairement ennuyée et que j’avais trouvé vraiment très moyen : alambiqué, à la limite du réchauffé, je n’avais pas du tout adhéré au côté mi-français mi-américains de l’œuvre, et les idées m’avaient parues plus insipides les unes que les autres.

Là… Je dois avoué que j’avais envie de lire la suite. Peut-être était-ce parce que j’ai vécu 14 ans pas très loin de Antibes, où se déroule toute l’action. Peut-être était-ce parce que j’ai réussie à m’identifier au personnage de Thomas. Peut-être aussi était-ce parce que j’ai aimé le côté un peu thriller psychologique du livre. Toujours est-il que oui, La jeune fille et la nuit est un page-turner. Oui, ce livre a été écrit par un français pour vendre du rêve (et des livres) à un marché américain en quête d’histoires “comme chez eux, mais pas trop quand même”. Oui, j’ai eu l’impression de lire un livre traduit, j’y ai retrouvé la patte à l’américaine. Mais je ne peux pas enlever à Musso une certaine maîtrise du genre.

La tension est palpable d’un bout à l’autre du livre, le rythme étant donné par les différents narrateurs et l’alternance de flashbacks et de scènes au présent. L’histoire est plutôt bien ficelée, même si les meurtres tombent les uns après les autres, sans trop crier gare. Quoi qu’on en dise, j’ai trouvé les personnages de Thomas, Fanny et Maxime attachants, tout comme la mère de Thomas et le père de Maxime. J’ai eu bien plus de mal avec les autres personnages, surtout Stéphane, le journaliste. Personnage qui m’a bien hérissé le poil, vaniteux, pince-sans-rire et surtout froid comme la glace. Les dialogues entre personnages appréciés et personnages détestés étaient d’ailleurs les passages les moins crédibles à mon sens.

L’histoire est plutôt bien trouvée. Je ne vous spoilerai pas ici, mais le suspense est présent, et le fil de l’histoire, bien déroulé. En fait… on ne connaît jamais vraiment les gens, n’est-ce pas ?

Alors certes, il y a certains aspects de l’histoire qui m’ont donné du fil à retordre pour cette chronique.

Tout d’abord… les souvenirs évoqués. On les aurait dit issus d’un journal, où un acteur omniscient aurait pris les devants. Je n’ai pas du tout ressenti l’usure du temps sur les souvenirs, tout était trop parfait, trop beau, trop éclatant de couleurs alors que l’on parle quand même d’événements qui se sont déroulés 25 ans plus tôt… Personne n’en serait capable, même s’il s’agissait d’une journée particulière : la mémoire subit forcément des modifications, qu’elles soient dues à notre ressenti de l’instant, ou à nos élucubrations entre les faits et le jour où l’on y repense.

Ensuite, j’ai beaucoup apprécié Vinca au début de l’histoire… mais tout tourne tellement autour d’elle, de sa perfection, de sa beauté ténébreuse, de sa capacité à séduire les gens qu’elle en perd toute crédibilité, et toute affection de la part du lecteur. J’avais juste envie de gifler cette jolie narcissique à la fin, alors qu’elle n’y est pour rien la pauvre !

Tout au long de l’histoire, j’ai trouvé les références un peu trop nombreuses, ou bien les références géographiques un peu trop “clin d’oeil”, quitte à perdre en route les lecteurs qui ne sont pas familiers des lieux. Idem pour les références culturelles… Un peu, ok. Trop, c’est chiant.

Enfin, j’ai trouvé vraiment bizarre de débuter le roman avec le personnage de la policière. On s’attendrait à retrouver le binôme homme/femme auquel Musso nous a habitué, mais non ! En soit, cela ne me dérange pas, mais autant on s’attarde durant le récit sur des personnages lambda, autant cette policière, on n’en entend plus parler passé la page 21 ! Même si plus tard, dans le récit, on se rend compte que cette scène est en fait un saut de quelques heures dans le temps par rapport à la ligne temporelle dans laquelle Thomas adulte se situe, ça m’a un peu perdue au début, puis je l’ai complètement oubliée ! Un comble tout de même.

Pour conclure, c’est un livre plus bon que mauvais, qui reste quand même loin de l’engouement que j’éprouvais pour les premiers livres de Musso. Mais peut-être ai-je trop grandit ?

Note : 13/20

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