Alita : Battle Angel | 2019

Adaptation du manga Gunnm de Yukito Kishiro, Alita Battle Angel nous plonge en 2563, trois cent ans après une grande guerre ayant détruit toutes les grandes cités célestes, sauf Zalem. Lorsque Alita se réveille sans aucun souvenir de qui elle est, dans un futur qu’elle ne reconnaît pas, elle est accueillie par Ido, un médecin qui comprend que derrière ce corps de cyborg abandonné, se cache une jeune femme au passé extraordinaire. Ce n’est que lorsque les forces dangereuses et corrompues qui gèrent la ville d’Iron City se lancent à sa poursuite que Alita découvre la clé de son passé – elle a des capacités de combat uniques, que ceux qui détiennent le pouvoir veulent absolument maîtriser. Si elle réussit à leur échapper, elle pourrait sauver ses amis, sa famille, et le monde qu’elle a appris à aimer.

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Derrière ce synopsis se cache un véritable univers steampunk japonais très américanisé. Ce n’est pas un reproche, et je suppose qu’il fallait bien cela avec l’équipe de réalisation du film. Je ne sais toujours pas à quoi je m’attendais, n’ayant pas connaissance du manga d’où l’histoire est extraite. Je n’avais que la bande d’annonce pour m’aiguiller un peu, et je dois dire qu’elle m’a terriblement donné envie de voir le film !

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Je ne peux donc pas dire que je suis déçue car je n’avais pas beaucoup d’attentes… mais le moins qu’on puisse dire, c’est que j’ai été très impressionnée par les effets spéciaux, surtout concernant Alita. Ses expressions faciales et corporelles sont extraordinaires, sa fluidité la rend… réelle ! La capture de mouvements est incroyable, et s’ils n’avaient pas laissé à la jeune femme ce qui fait l’esprit même d’un dessin de manga (le visage pointu, les grands yeux) on aurait pu croire à un véritable être humain… Je pense que c’est le personnage de synthèse le mieux réussi à ce jour.

“Un esprit de combat dans un corps de combat.”

 

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Les autres personnages sont plutôt éloquents, et c’est une vraie joie de voir Christoph Waltz dans un rôle de gentil en le personnage du Ido Dyson… on a envie de lui faire plein de câlins, comme quand il jouait le Docteur Schultz (Django Unchained) !!! Par contre, je suis vraiment déçue que la pauvre assistante n’aligne pas deux mots quoi… C’est quoi cette misogynie ?! A part Alita, la seule femme qu’on suit à peu près c’est l’ex-femme de Dyson, Chiren… et on peut dire que Jennifer Connelly n’est pas franchement la plus accueillante.

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L’univers est bien construit… tant qu’on reste à l’intérieur de la ville. Passé les remparts hydrauliques, c’est une étendue de champs puis de jungle verdoyante qui s’étale à perte de vue. Pourquoi donc rester dans un taudis comme Iron City ? C’est la première incohérence du film que j’ai relevé. Je le répète, je ne connais pas le manga, surement y est-ce bien mieux développé.

J’ai également trouvé deux visages à la ville : de jour, elle ne semble pas bien dangereuse, tandis que la nuit, elle prend un visage plus que violent : sanguinolent. Peut-être aurait-il été judicieux de moins marquer ces différences.

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A contrario, j’ai été saisie par l’inaccessibilité de Zalem. Force est de constater que c’est bien là l’intention du mangaka dans l’oeuvre originale, et le film a très bien respecté cela, puisque les seules images que l’on a de ce monde idéal, au-dessus de la plèbe grouillante d’en bas, c’est trois aperçus de Nova, qui n’ôte qu’à la toute fin ses lunettes immondes (ce qui m’a permis de reconnaître Edward Norton… mais sans ça… !).

Ensuite, les rôles sont bien partagés : les méchants sont bien méchants (j’avais bien envie d’en mettre deux à Zapan….. !), les gentils sont tous gentils, quoique plutôt badass, le joli cœur Hugo (Keean Johnson) qui trahit pour mieux se repentir… le fond des choses ne casse pas trois pattes à un canard, mais les cyborgs étaient très convaincants.

J’ai vu que de nombreux spectateurs avaient trouvé le film très long en son milieu, pour finir en apothéose. Au contraire, j’ai trouvé qu’il était reposant de trouver un film d’action et de science-fiction où tout ne part pas à vau-l’eau à tout instant ! Ils prennent le temps de poser les choses, même s’ils n’expliquent pas tout, le pourquoi du comment vient en temps et en heures au fil des minutes. Cela ne l’empêche pas de se complexifier au fur et à mesure : en alliant l’adaptation de Alita à sa ferveur pour le motor ball, à son activité de Hunter-Warrior (chasseuse de prime), la recherche de son identité, la découverte de ses origines, son amour naissant… C’est un fourmillement qu’il n’aurait clairement pas fallu alourdir avec des CRAC-BOUM-SPLASH de tous les côtés, d’autant que cela m’a vraiment permis de savourer les grosses scènes de bagarre !

La musique, elle, est vraiment en adéquation avec les actions et l’univers : d’après mon chéri, le compositeur est Junkie XL, qui a également réalisé la BO de Mad Max.

Franchement, j’ai passé un bon moment ! Ce n’est pas LE coup de cœur de l’année, mais je pense acheter le manga pour le lire. En sortant de la salle de cinéma, je me suis doutée qu’il y aurait un deuxième volet, pour faire suite aux livre. Je suis un peu déçue car j’ai beaucoup aimé la façon dont le film se termine !

Ma note : 14/20

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