Waylander III | David Gemmel

Waylander est à l’automne de sa vie. Il cherche désormais la paix, mais les crimes du passé reviennent le hanter…Des créatures de légendes maudites sont de retour pour conquérir le monde dans le sang et la terreur. Cette fois, aucune armée ne pourra s’y opposer. Seule une poignée de héros avec, à leur tête, un mystérieux Homme Gris, un personnage énigmatique haï et envié pour sa formidable fortune. Un homme aux mains couvertes de sang, qui a tué par conviction et pour de l’argent. Un homme connu au pays de Drenaï comme le héros assassin. Pour vaincre un fléau éternel, une ancienne énigme doit être résolu… Et Waylander, prince des tueurs, devra tuer un homme qui ne peut pas mourir.

Clôturons enfin cette superbe trilogie relatant l’histoire de l’assassin Waylander… et je crois bien que ce tome est mon préféré des trois. Et pour cause : je me suis bien imprégnée de l’univers, et j’ai trouvé les actions plus évidentes à suivre, surement à cause de la religion bien moins omniprésente et des conflits géo-politiques plus simples à comprendre.

L’histoire se met en place lentement mais toujours avec autant de piment. Après la victoire de la petite troupe sur la confrérie noire et Zu Chao dans le tome deux, notre bon Dakeyras se fait passer pour mort et s’en va en Kydor couler des jours paisibles. Car nous retrouvons Waylander en homme riche et influent, se faisant appeler l’Homme Gris. Mal vu par ses pairs et vassaux mais apprécié de ses serviteurs, notre assassin vieillissant n’a pourtant pas une retraite des plus tranquilles, puisque ses éternels regrets ne cessent de le hanter, plus de quarante ans après le massacre de sa famille et le début de sa vie sanguinaire.

Alors lorsque les forces démoniaques de Kuan-Hador se manifestent, bien décidées à reprendre les anciennes terres dont ils ont été chassées plus de mille ans auparavant, c’est avec un mélange de résignation et de badassitude que notre Geralt gemmelien reprend du service, bien décidé à éradiquer cette vermine… chose qui ne sera pas si aisée, mais qui sera *SPOILER* accomplie avec cette grâce et cette détermination qu’on lui connaît si bien… et pour cause, puisque cette mission sera sa dernière.

De nouveaux personnages très intéressants font leur apparition : magiciens, change-formes, guerriers antiques somptueux de virtuosité et autres démons de la nuit donnent à l’univers moins sombre de ce livre une atmosphère d’urgence et confinement, appelant soit une délivrance totale par la victoire, soit à un chaos infini. J’ai été heureuse de voir un peu moins de stéréotypes qu’on en a vu dans le tome 2. J’ai trouvé chacun des personnages secondaires bien construit et en accord avec ses ambitions et son histoire, ce qui n’était pas forcément le cas avec les compagnons d’armes de Waylander dans le tome précédent. Les personnages féminins, surtout, sont moins nunuches et quittent leur statut de demoiselles en détresse.

J’ai énormément apprécié les descriptions de lieux dans lesquelles Dakeyras ne nous avait pas habitué à évoluer : palais somptueux, fastes de grandes réceptions, c’est comme si une fenêtre s’ouvrait sur un nouveau monde, dans lequel Waylander semble néanmoins toujours un peu décalé avec son environnement.

Bref, j’ai adoré ma lecture, et avec ce livre, Gemmel clôt avec brio la légende Waylander, rendant à l’homme son humanité et lui permettant enfin d’éteindre le brasier de culpabilité qui l’étouffait depuis tant d’années !

 

Ma note : 18/20

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