Les rivières pourpres | 2000

Légende vivante de la police française, le commissaire Pierre Niémans se rend dans la ville de Guernon, pour d’enquêter sur le meurtre du bibliothécaire de la faculté.

Autant je suis assez peu tentée par les polars littéraires, autant j’aime bien ce genre d’histoires portées à l’écran. Et je continue de parfaire ma culture cinématographique, puisqu’en effet, je n’avais encore jamais vu Les rivières pourpres, de Mathieu Kassovitz.

Alors bon, je ne vais pas faire durer le suspens : ce film a des points forts mais aussi… de lourds défauts. Ouah, quelle analyse de fou !!! Je ne me suis pas bien foulée pour celle-ci.

 

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Je n’ai pas lu le livre de Jean-Christophe Grangé, mais je peux en déduire que le réalisateur a voulu coller au plus près de l’histoire originale, tout en respectant les codes télévisuels du thriller. Et ça fonctionne… tout du moins, au début. L’atmosphère lourde, sombre et épaisse m’a à la fois fait penser au Silence des agneaux et à Seven. Les mises en scènes macabres sont extraordinaires, et ce sentiment est largement amplifié par les paysages montagnards superbes. Coupés du monde : c’est ce qui m’a le plus happée dans ce film. Les jeux d’ombre et de lumière sont bien exploités, et si l’ambiance générale n’est pas aussi malsaine que chez ses comparses américains, les corps découverts font leur petit effet.

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Mais alors voilà : le scénario ne suit pas vraiment. On se sent vite tomber dans un tourbillon de suggestions et de spéculations étranges, qui ne se tiennent pas réellement. Le duo Jean Reno et Vincent Cassel fonctionne plus ou moins. Je ne suis pas une grande fan de ce dernier, et pourtant j’ai trouvé qu’il était la seule source de mouvement du film : jeune et impulsif (même si je me demande bien comment il a pu passer lieutenant avec sa solitude et sa naïveté). Jean Reno est égal à lui-même : calme et posé, parfois même un peu trop, puisqu’il ne voit pas l’évidence qui se trouve sous son nez. Je n’ai pas compris ce que venait faire là la scène où Cassel met une raclée à des skinhead un peu paumés : totalement hors contexte par rapport au reste du film, c’est un OVNI malvenu qui, si kiffant soit-il de voir Vincent Cassel se battre avec brio et sexytude, ne sert à rien et dessert carrément le reste du film. La fin du film est carrément tirée par les cheveux.

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Pourtant, il en a du potentiel !!! L’université pue la conspiration malsaine à plein nez. L’histoire elle-même est très intéressante : une université paumée dans la montagne, où une sorte d’eugénisme fait discrètement loi. Ajoutons à cela le contexte religieux dans un couvent qui fait froid dans le dos, et on obtient un champ des possibles quasi-illimité. Alors ce n’est pas non plus le plus mauvais film qui soit. Il aurait simplement mérité d’aller plus tailler plus profondément dans le genre. De porter ses balls, si je puis dire.

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Je tenterais bien de revoir mon avis sur ce film avec la série sortie l’an dernier, et pourquoi pas avec le livre initiateur, sur lequel j’ai lu d’excellents avis. Et vous, vous en avez pensé quoi ?

Ma note : 11/20

2 commentaires sur “Les rivières pourpres | 2000

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  1. Hello ! Je n’ai pas vu le film, par contre le roman me tente, en général j’aime les oeuvres de Grangé ! Et j’apprends en lisant ton article qu’il y a eu une série, je crois qu’il y a tout pour que je lise le roman !

    Aimé par 1 personne

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