La fille de l’alchimiste | Kai Meyer

Fin du XIXe siècle. Aura Institoris a grandi dans le labyrinthe de couloirs obscurs du château de ses ancêtres, bâti sur un récif de la Baltique. Lorsque son père, l’alchimiste Nestor Nepomuk Institoris, est assassiné sur l’ordre de son plus vieux rival, la jeune fille se trouve entraînée malgré elle au cœur d’un conflit dont les racines remontent au Moyen Âge. Aux côtés de son frère adoptif, elle décide d’affronter le meurtrier de son père. S’initiant à son tour aux terribles secrets de l’alchimie, elle va braver les intrigues et les dangers, et partir sur la piste du plus grand mystère de l’humanité : l’immortalité…

 

Ce livre allemand, paru en 1998, se situe entre la fantaisie, le roman historique et le roman ésotérique. C’est un voyage au cœur de l’Europe qui vous attend : l’Allemagne, les Alpes suisses, les Carpates, Paris, Vienne… Le lecteur voyage également à travers le temps, depuis la fondation de l’Ordre des Templiers jusqu’au XIXème siècle.

Pour ma part, j’ai craqué sur le titre et la quatrième de couverture. L’histoire est riche et possède un potentiel que l’auteur a su la plupart du temps exploiter, les détails ne sont pas trop sordides tout en laissant au lecteur le soin d’imaginer le pire. Deux éléments se côtoient tout au long du livre. D’une part, la quête de l’immortalité à travers la maîtrise de la nébuleuse alchimie. Thème souvent vu et revu, il n’est pas tant réchauffé que cela dans ce contexte. D’autre part, on assiste à une sorte de saga familiale quelque peu étrange. Parmi les enfants de Nestor, ses deux filles biologiques et ses deux fils adoptifs. Un père qui reste dans son atelier. Une femme et son amant qui ne savent pas vraiment où donner de la tête, tant et si bien qu’elle en deviendra folle. Une sombre et terrible vérité que la fin du livre nous délivre.

Le livre contient un histoire d’amour, vraiment très bien menée, brève et passionnante. Elle reste en suspens, comme pour donner un peu d’énergie calorifique aux tourments et aux décors par ma foi bien sombres. Là encore, une petite touche d’originalité surprend, puisque qu’est impliqué dans cette romance un hermaphrodite.

Tout au long des pages, les révélations font plus ou moins sens ; en tous cas, elles arrivent à chaque fois à point nommé. Et pourtant, à la réflexion, ce fut une lecture plutôt en demi-teinte. Pourquoi cela ? Premièrement, quelques fautes de frappe et incohérences dans le récit qui m’ont un peu fait grimacé. Les premières sont certainement dues à la traduction, les secondes à un défaut de relecture. J’ai eu également un peu de mal avec certains rebondissements, que j’ai trouvé tantôt faciles, tantôt tirés par les cheveux. Soit ils étaient mal annoncés, soit ils n’avaient pas vraiment leur place dans le récit. Pour autant, j’ai tout de même eu des frissons et une grande envie de connaître la suite de l’histoire. Enfin, j’ai trouvé la première partie terriblement longue… Il faut s’accrocher pour arriver au moment où le roman devient réellement passionnant ! A contrario, la fin est un peu précipitée pour moi.

Bref, j’ai à la fois beaucoup aimé, et pourtant je ne suis pas entièrement convaincue par moi-même. Je pense tester d’autres livres de ce Kai Meyer, histoire d’approfondir mon opinion, d’assouvir ma curiosité pour son style un peu particulier, et pour essayer d’y voir un peu plus clair dans mon ressenti !

 

Ma note : 13/20

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