Les Marchands de Vin de Meymac près de Bordeaux | Paul MASSOUBRE

Bonjour la compagnie !

Aujourd’hui, j’ai la joie de vous proposer une petite chronique dans le cadre d’un partenariat avec une toute nouvelle maison d’édition, Les Maisons Ernest ! Les textes chroniqués dans le cadre de cette expérience seront généralement des nouvelles, qui ne donneront pas lieu à une note, contrairement aux livres publiés chroniqués sur le blog. La première d’entre elles s’intitule, vous l’aurez vu dans le titre, Les marchands de vin de Meymac près de Bordeaux, écrite par Paul Massoubre.

Et le moins que l’on puisse dire, c’est que ce texte est riche d’enseignements. Moi qui ne connais que les basiques du milieu œnologique, et encore moins l’histoire des différentes régions viticoles, j’ai appris comment Meymac, pourtant située à 300 km de Bordeaux, s’est faite vitrine des bons breuvages de la région. Comment ce vin, connu aujourd’hui dans le monde entier, s’est exporté dans le nord de la France, notamment auprès de nos amis Belges qui n’avait que le plaisir de la bière, et comment cette tactique a échoué en Bretagne et en Normandie. Comment de petits paysans normalement destinés à travailler la terre jusqu’à la fin de leurs jours ont fait fortune grâce au filon exploité par Gaye-Bordas…

A l’aide d’une écriture plutôt soutenue, Paul Massoubre nous transmet sa passion avec force et détails, tout en parvenant à rester général et compréhensible. C’est simple, on est à la frontière entre une leçon d’histoire (intéressante, hein, pas celle qui font faire dodo sur la table, la tête sur le cahier et le filet de bave qui dilue l’encre !) et un conte. On s’y croirait, et l’auteur montre une certaine facilité à faire passer son message avec légèreté. Et vous me connaissez, j’adore apprendre de nouvelles choses, alors quand en plus elles sont ludopédagogiques… je suis refaite !

Concernant la façon de dérouler son histoire, il est très intelligent d’être parti des croyances chrétienne pour dériver vers l’histoire de terroir. Au début, j’ai eu un peu peur que tout tourne autour de la religion, mais finalement, voilà une belle introduction qui laisse vite place aux faits historiques et vérifiables.

Cependant, il n’aurait pas fallu que la nouvelle soit plus longue : elle reste assez succincte pour que l’intérêt se maintienne du début à la fin. A contrario, certaines phrases sont un peu « trop travaillées » et peuvent nuire au rythme du récit, au risque d’être limite alambiquées. A voir si c’est parce qu’on a généralement tendance à trop retravailler un texte court, ou si c’est un manque d’expérience auquel cas, je suppute une rapide amélioration de ce « défaut » étant donné la richesse du vocabulaire et la facilité de manier les mots.

Si vous souhaitez vous initier à l’histoire de l’exportation bordelaise, ou vous plonger dans une petite histoire relatant une partie infime de notre patrimoine français, je vous invite à lire ce petit texte ! Je vous souhaite de belles lectures, et à très bientôt pour une nouvelle chronique livresque !!!

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